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Chris Rea
| Biographie |
Chris Réa est né le 4 mars 1951 à Middlesborough. Fils d’un immigré italien, il a grandi dans le culte de l’Italie - un pays plus ensoleillé, plus agréable, où tout était de toute façon forcément mieux… - entouré de ses oncles qui jouaient de l’accordéon. D’après Chris, cette influence italienne se retrouve dans la douceur de ses mélodies. Et c’est grâce à l’une de ses enseignantes qu’il a commencé à s’intéresser au blues. A l’âge de 19 ans, un disque de Joe Walsh va littéralement changer sa vie ! Dans la foulée, il file s’acheter une guitare et un bottleneck. En 1973, il intègre un groupe de rock dénommé Magdalene, qui vient de perdre son chanteur, David Coverdale, parti rejoindre Deep Purple. Magdalene devient The Beautiful Losers (les beaux perdants). Un nom qui s’avèrera malheureusement prémonitoire, même si le groupe est la Révélation de l’Année du Melody Maker en 1975. En 1977, Chris démarre une carrière solo et sort, en avril 1978, un single intitulé « Fool (If You Think It’s Over) » qui sera un hit en Angleterre et aux Etats-Unis. En 1980, Tennis, son premier album, ne dépasse pas la soixantième place dans les charts britanniques, tandis qu’en 1982, l’album Chris Rea lui fait retrouver le chemin du succès grâce au hit single « Loving You ». En 1983, Chris croit avoir touché le fond et songe à tout laisser tomber, mais après son déménagement à Londres et une première tournée européenne, il change d’avis. Sa voix râpeuse et la sincérité de ses interprétations séduisent le public européen, comme en atteste le franc succès du single « I Can Hear Your Heart Beat ». A la fin des années 80, ce succès se propage en Angleterre avec Shamrock Diaries et Dancing With Strangers, deux albums qui seront certifiés disques d’or. En 1989, pour la première fois de sa carrière, il prend la tête du Top Album outre-Manche avec Road To Hell, dont la chanson-titre sera un hit international. En 1994, il écrit la musique d’une publicité pour la Ford Probe, qui sort en single et se classe dans le Top 30 outre-Manche. En 1996, Chris s’atèle au tournage de son film, Passione – l’histoire d’un enfant d’immigré qui grandit dans le culte des Ferrari, dont il signe également la bande originale réalisée avec la participation de Shirley Bassey. Ce projet lui permet de se libérer de son obsession pour les voitures de luxe. « J’étais fasciné et obsédé par l’image d’un type, sourire au lèvre, roulant au volant d’une magnifique voiture rouge, » explique Chris. « Mais, depuis que j’ai conduit une Ferrari, cela m’a passé et je suis guéri. » A la fin des années 90, Chris se montre toujours aussi curieux de se lancer dans d’autres aventures. Il joue dans Parting Shots, un film de Michael Winner, puis enregistre la chanson-titre de son album The Blue Café pour la série allemande Schimanski, dans laquelle il interprète un rôle dans un épisode. Il réenregistre également « Let’s Dance » (sorti à l’origine en 1987) avec le comédien Bob Mortimer et l’équipe de football de Middlesborough, pour fêter la qualification de cette dernière en finale de la Coupe FA anglaise en mai 1997. Ce single sera sa meilleure vente en Angleterre. En 1999, il sort l’album concept The Road To Hell Part 2, dans lequel il explore les techniques de production électroniques et les rythmes drum n’ bass. Tout au long de sa carrière, Chris est resté fidèle à son épouse Joan, son amour d’enfance, un phénomène rare dans le milieu du rock’n roll. « Elle a toujours été là pour m’épauler. Durant les cinq premières années de ma carrière, c’était elle qui était soutien de famille. Nous fonctionnons comme deux associés, » explique Chris. « Cela fait trente ans que ça dure et il y a forcément eu des moments difficiles, mais parfois il faut savoir faire des choix – en contrepartie, il y a aussi des avantages. » Joan figure même dans la police d’assurance de Chris en tournée, si jamais elle tombe malade, il ne part pas et reste à ses côtés. Sa femme et ses deux filles l’ont aidées à tenir le coup pendant sa maladie et Chris n’hésite pas à dire que c’est grâce à elles s’il s’en est sorti : « Cette année là, elles m’ont vraiment donné énormément. » Depuis son dernier album sorti en 2000 sur East West, qui a été sa maison de disques pendant plusieurs années, Chris a vécu l’une des périodes les plus excitantes de sa carrière artistique. Après avoir créé son propre label, Jazzee Blue, il a sorti, en septembre 2002, un nouvel opus intitulé Dancing Down The Stony Road qui s’était déjà vendu à plus de 100 000 exemplaires trois mois plus tard. Ce nouvel album marque dans sa carrière un retour au blues, qui avait eu une influence déterminante sur son travail à ses débuts. Enregistré en France et accompagné d’un documentaire et d’un DVD, cet opus retrace en quelque sorte l’histoire du blues depuis ses origines en Afrique, en passant par toute la période du blues du delta pour finir sur son développement dans plusieurs grandes villes industrielles des Etats-Unis. Le choix du format d’un double album n’est pas anodin, permettant à Chris d’évoquer dans les paroles des sujets très personnels allant de son rétablissement après sa maladie jusqu’à certains souvenirs d’enfance. Fin juillet 2003, Chris Réa franchit un nouveau cap dans sa carrière en sortant simultanément quatre albums produits par ses soins sur Jazzee Blue. Cette étape déterminante est une manière pour lui de positionner d’emblée son label, qui privilégie le jazz de qualité et les courants musicaux influencés par le blues, sans oublier la world. Des productions qui ne sont pas forcément destinées au grand public. Mais après avoir prouvé aux majors qu’elles s’étaient trompées en refusant de sortir son album de blues Dancing Down The Stony Road, Chris a la conviction qu’en sortant des disques de qualité bénéficiant d’un excellent bouche-à-oreille, un label peut s’imposer et vendre des disques. A bien des égards, ce label n’est pas seulement un investissement musical mais aussi l’affirmation d’un état d’esprit. Le succès de Dancing Down The Stony Road a permis à Chris, pour la première fois depuis son premier disque, de revenir à ses racines musicales et de faire la musique dont il avait envie. Dancing Down The Stony Road l’a donc définitivement convaincu de l’utilité de donner aux acheteurs de disques la possibilité de découvrir des styles musicaux différents et que dans ce domaine, les musiciens s’avéraient plus compétents que les cadres supérieurs… Chris Réa a toujours eu une vision particulièrement sombre et désabusée de la vie qui se reflète d’ailleurs dans ses meilleurs morceaux. Une manière d’envisager les choses qu’il résume parfaitement lorsqu’il parle de son talent : « La créativité est une nature. C’est un déséquilibre de certaines substances chimiques dans le cerveau qui provoque ce besoin de créer continuellement. » |
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