Tyrone Edmund Power, troisième du nom, naît le 5 mai 1914 à Cincinnati dans l’Ohio. Ainé d’une famille de deux enfants, fils de Frederick Tyrone Power II, d’origines Irlandaises et de Helen Emma Reaume (Patia de son nom de scène) d’origines Françaises. Ses parents sont des acteurs shakespeariens réputés qui se produisent régulièrement sur les planches. Tyrone est le troisième du nom d’une lignée de Tyrone Power qui se perpétue de père en fils. Il hérite du prénom Tyrone, Comté Irlandais d’où est issue sa famille du côté paternel. Fier de ses origines, il avouera souvent avoir des attitudes et piquer des colères qu’il attribue à son sang Irlandais. Le jeune Tyrone est frêle, de santé délicate, on a peu d’espoir qu’il devienne un jour un grand jeune homme robuste à la santé de fer. De plus, il grandit au sein d’une famille peu propice à l’entente, son père Tyrone II qui adorait jouer les jolis cœurs rendait malheureux sa mère. Un médecin conseilla à la famille Power de quitter Cincinnati et d’aller en Californie, où le climat serait plus propice au jeune enfant.
Tyrone Power IILe cinéma avait fait plusieurs offres à Tyrone, il accepta l’une d’entres elles et la famille alla s’installer à San Diego. Patia fut de nouveau enceinte et donna naissance
a une fille, Ann, bien robuste qui pesait près de 5kg à la naissance. D’ailleurs début de 1916, alors qu’elle n’avait que 6 mois, elle parut dans un film que tournait son père « Where are our Children ». Quelques temps plus tard, une nouvelle crise vint troubler l’entente du couple Power. On proposa à Tyrone un rôle dans une grande opérette à New York, Chu, Chin, Chow, vaguement inspirée de Ali Baba et les quarante voleurs. La vedette féminine était Florence Reed. Tyrone aurait pu faire une brillante carrière dans le cinéma, Patia le savait…Il n’était pas fervent partisan des opérettes, et pourtant, il accepta. Tout simplement, il avait là, le moyen d’échapper à la vie conjugale. Alors que Patia, comme la majorité des femmes désirait une vie de famille, Tyrone voulait échapper au mariage, qu’il considérait comme une prison, une contrainte indéniable.
PatiaAussi, Patia, femme de fort tempérament, proposa le divorce à Tyrone avant son départ pour New York. Le divorce fut prononcé lors de la dernière représentation de l’opérette. Patia vécut quelques temps à San Diego avec ses deux enfants, puis loua une villa à Alhambra. Elle se vit confier le premier rôle dans une pièce de John Syeven Mc Groarty et de ce fait, fut obligée de confier les enfants à une gouvernante Frieda Tracy, qui devint pour eux une seconde mère. Tyrone et Ann furent élevés sévèrement, mère célibataire, Patia se devait de se faire respecter par ses enfants. Tyrone entra a l’école primaire à 6 ans et sa sœur au jardin d’enfants.
Tyrone enfantTout au long de sa vie, il protégera sa sœur, en somme auprès de Ann, il remplaça le père absent. Au fil du temps, la santé de Tyrone s’améliora, même s’il ne devait jamais devenir un garçon très vigoureux. Tyrone et Ann avait tout deux une excellente mémoire, grâce à leur mère qui les avait élevé dans l’univers de Shakespeare. Ils connaissaient de longues tirades par cœur et adoraient monter des pièces et jouer aux acteurs. Leur père venait parfois leur rendre visite, leur offrait des cadeaux, mais jamais l’amour dont ils avaient besoin. A 7 ans, Tyrone fait ses débuts à la scène en jouant Pablo, le néophyte des Franciscains. Patia se marie pour la seconde fois, mais divorça rapidement, l’homme en question ne s’entendait pas du tout avec les enfants, épuisée, elle décida de rentrer à Cincinnati. Sur place, elle confia Ann dans une école catholique et envoya Tyrone chez les jésuites.
Tyrone et Ann
Il rencontra à cette occasion le frère Bill Schroeder, qui dirigeait la section d’Art Dram
uvernante Frieda Tracy, qui devint pour eux une seconde mère. Tyrone et Ann furent élevés sévèrement, mère célibataire, Patia se devait de se faire respecter par ses enfants. Tyrone entra a l’école primaire à 6 ans et sa sœur au jardin d’enfants.
Tyrone enfantTout au long de sa vie, il protégera sa sœur, en somme auprès de Ann, il remplaça le père absent. Au fil du temps, la santé de Tyrone s’améliora, même s’il ne devait jamais devenir un garçon très vigoureux. Tyrone et Ann avait tout deux une excellente mémoire, grâce à leur mère qui les avait élevé dans l’univers de Shakespeare. Ils connaissaient de longues tirades par cœur et adoraient monter des pièces et jouer aux acteurs. Leur père venait parfois leur rendre visite, leur offrait des cadeaux, mais jamais l’amour dont ils avaient besoin. A 7 ans, Tyrone fait ses débuts à la scène en jouant Pablo, le néophyte des Franciscains. Patia se marie pour la seconde fois, mais divorça rapidement, l’homme en question ne s’entendait pas du tout avec les enfants, épuisée, elle décida de rentrer à Cincinnati. Sur place, elle confia Ann dans une école catholique et envoya Tyrone chez les jésuites.
Tyrone et Ann
Il rencontra à cette occasion le frère Bill Schroeder, qui dirigeait la section d’Art Dramatique et l’encouragea vivement. Il fut donc convenu que Tyrone fasse ses débuts à la scène dès la fin de ses études secondaires. Le but de Tyrone est cependant encore plus ambitieux, il souhaitait devenir une star de l’écran. Il savait qu’il devait rôder ses dons avant de tenter sa chance à Hollywood. Aussi il confia à sa mère le désir d’aller vivre chez son père quelques temps. A cette occasion ce dernier écrivit à son fils « J’ai beaucoup pensé à ton ambition de devenir acteur de cinéma et je me demande comment je pourrai t’aider. Tu ne pourras rien faire avant l’année prochaine, puisque tu dois terminer tes études. Puis-je te tracer un programme qui te permettra, cependant, de préparer l’avenir : Prendre des leçons de chant, de danse, faire de la culture physique, prendre des cours de diction, déclamer à voix haute une fois par jour, étudier ton visage dans la glace et en contrôler les expressions diverses.[…] Tu as la chance d’avoir une mère remarquable pour te guider. Elle sait, comme moi, que plus tu auras d’aptitudes et de connaissances, mieux tu seras armé pour ta carrière d’acteur. Le cinéma parlant nous ouvre des perspectives illimitées. Très bientôt les plus grands noms se liront sur l’écran et le théatre, tel que je l’ai connu, n’existera plus que dans les grandes métropoles. Physiquement, tu as tout pour réussir, il ne te reste qu’à tirer partie de tes dons. Recherche avant tout la beauté et la sincérité […] »
Sur les pas de ses pères
Tyrone et PatiaAlors que Tyrone terminait ses études son père tournait la Piste des Géants, où John Wayne faisait ses débuts. L’année suivante, Tyrone rejoignit son père à New York, Patia sentit qu’elle perdait son fils. Il était à présent un beau garçon, à la beauté grave, au regard pénétrant.. Le père et le fils voyagèrent ensemble, Tyrone II parlait de théatre à son fils, de ses débuts et Tyrone III l’écoutait avec admiration et sollicitude. A l’automne 1931, le père de Tyrone obtint un rôle important dans un film de la Paramount avec Chester Morris et Sylvia Sidney : Le miracle. Les prises de vues prirent du retard, se prolongèrent. Un soir Tyrone rejoignit son père dans sa chambre et le trouva éprouvé, il appela le médecin, hélas trop tard. Il prit son père dans ses bras et le sentit glisser, il venait d’être foudroyé par une crise cardiaque.
Tyrone dans Lloyds of LondonAprès la mort de son père, Tyrone retourna à Chicago où il s’était fait des amis et espérait l’obtention de rôle dans des théatres, c’est ce qui arriva. Puis après quelques rôles, en 1936, il frap