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Sylvie Meis
| Biographie |
Version officielle : c'est l'université, Angers, maîtresse de conférences, habilitée à diriger des recherches.
Comparatisme ? Entre quoi et quoi ? Telle est l'éternelle question à laquelle les réponses varient (heureusement) avec le temps.
Pensons déjà au Nord : du mythe viking au mythe social-démocrate, de la Saga à la fiction grand-commerciale, il faut tâcher de démêler ce que l'espace scandinave s'efforce de dire et de masquer depuis dix siècles.
Pensons ensuite au Sud : Ugo Ojetti, dans L’Illustrazione Italiana, commente, en 1904, le dernier roman de Pirandello : « Il y a un peu moins d’un mois est sorti en librairie un roman de Luigi Pirandello, riche d’aventures, de douce philosophie et d’humour, dont le titre est Feu Mattia Pascal. Il conte l’histoire d’un homme qui, poussé par le désespoir, fait un jour une fugue. Après avoir gagné une fortune au casino de Monte-carlo, il prend le train pour rentrer chez lui et lit dans un journal l’annonce de son suicide, ou plutôt de celui d’un homme que tout le monde prend pour lui : dans son for intérieur, il fait ses propres obsèques, prend le nom d’Adriano Meis et commence joyeusement une nouvelle vie. Les hommes ne s’ennuient plus de vivre, mais de se regarder vivre, et ils cherchent par tous les moyens, du changement d’identité au suicide simulé, à se regarder mourir et ressusciter.» Le schéma du recommencement radical, il s'inscrit là, exigence de liberté, d'invention simultanées.
Pensons à l'écriture en ce qu'elle affirme, en ce qu'elle combat, en ce qu'elle nous somme d'exister, d'exiger, d'accomplir. C'est-à-dire, oublions à peu près ce que notre temps fait.
Ne pensons pas aux hommes, pensons aux femmes.
- Version personnelle : c'est la grande victime de la précédente. Un roman épistolaire pour tant et tant de pages de commentaires.
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