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Rudolph Valentino
| Biographie |
Rodolfo Pietro Filiberto Rafaello Guglielmi naît le 6 mai 1895, à Castellaneta en Italie. Après une jeunesse mystérieuse dans son pays natal, Rodolfo arrive à dix-huit ans aux Etats-Unis. Il y exerce différents métiers avant de devenir danseur, spécialiste du tango, dans un cabaret new-yorkais.
Parti tenter sa chance à Hollywood, le jeune homme débute comme figurant, à partir de 1914 et sous différents pseudonymes, dans quelques films muets sans intérêt. Conseillé par un ami, il adopte définitivement le nom de Rudolph Valentino. À la fin des années dix, il donne la réplique à quelques unes des plus grandes actrices du cinéma muet, parmi lesquelles : Vera Sisson dans «La vierge mariée» (1918), Mae Murray dans «Un délicieux petit diable» (1919), Dorothy Gish dans «Nobody home» (1919) et Clara Kimball Young dans «Les yeux de la jeunesse» (1919).
Doté d’un physique d’athlète et d’une grande beauté, il est remarqué par la Metro Goldwyn Mayer qui le prend aussitôt sous contrat. En 1921, il tourne en vedette dans «Les quatre cavaliers de l’Apocalypse» de Rex Ingram. Le film est un triomphe et Valentino devient la première star latine du cinéma américain. La même année, pour la Paramount, il interprète le rôle du sheik Ahmed Ben Hassan dans «Le sheik» de George Melford aux côtés de Agnes Ayres. Toujours en 1921, il partage l’affiche avec la grande Alla Nazimova dans «La dame au camélia». L’impact du séducteur est colossal sur le public de l’époque. Son magnétisme et son érotisme fascinent les femmes… et attisent la jalousie des hommes à son égard.
Durant les cinq années qui suivent, Rudolph est la star numéro un du box-office, tous ses films sont des succès phénoménaux. Notons quelques uns des ses plus grands rôles : Lord Bracondale dans «Le droit d’aimer» (1922) avec Gloria Swanson, le toréador Juan Gallardo dans «Arènes sanglantes» (1922) avec Lila Lee, le Duc de Chartes et Beaucaire dans «Monsieur Beaucaire» (1923) avec Bebe Daniels, Don Alonzo Castro dans «L’hacienda rouge» (1924) avec Louise Lagrange, le Lieutenant Dubrovsky dans «L’aigle noir» (1925) avec Louise Dresser et le Comte Rodrigo Torriani dans «Cobra» (1924) avec Nita Naldi.
En 1923, Valentino se marie avec la grande artiste Natacha Rambova dont il divorce en 1926. Durant la procédure de séparation, Natacha ose émettre des doutes sur la virilité de son mari. Ses déclarations ternissent quelque peu l’image de la star, d’autant plus que, dans ses derniers rôles, il apparaît de plus en plus maquillé. Pour l’anecdote, signalons qu’à cette époque, le Chicago Tribute l’accuse de féminiser l’image du mâle américain.
Rudolph Valentino n’a pas le temps de démentir les rumeurs relatives à sa sexualité. En effet, alors qu’il est à l’apogée de sa carrière, il est soudainement terrassé par une péritonite, le 23 août 1926, à New-York. Des funérailles grandioses sont organisées. C’est la désolation la plus totale et de nombreuses femmes, complètement désespérées, se suicident en apprenant sa mort. Valentino entre dans la légende du cinéma et sa popularité ne sera jamais égalée.
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