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Richard Harris
| Biographie |
Né le 1er octobre 1930 dans la verdoyante cité de Limerick, en
Irlande, Richard Harris (de son vrai nom Richard Saint-John
Garris) rejoint en 1955 la London Academy of Music and
Dramatic Arts pour s'adonner à sa passion du théâtre. Après
avoir étudié au Theatre Workshop de Joan Littlewood, il tient
son premier rôle professionnel dans la pièce "The Quare
Fellow", que suivront notamment "L'homme, la bête et la
vertu" de Pirandello, "Vu du pont" d'Arthur Miller, et
"Macbeth", en tournée à travers la Russie et l'Europe de l'Est.
Durant cette période, Harris tourne aussi dans le feuilleton
télévisé "The Iron Harp", et participe à trois co-productions
américano-britanniques, L'épopée dans l'ombre, Cargaison
dangereuse et Les combattants de la nuit.
Après un brillant retour à la scène dans "The Ginger Man",
Harris apparaît dans Les canons de Navarone et Les révoltés
du Bounty, aux côtés de Marlon Brando et de Trevor Howard.
Mais c'est Le prix d'un homme, de Lindsay Anderson, qui lui
offre finalement la gloire, sans compter un prix d'interprétation
à Cannes, un BAFTA anglais et une nomination à l'Oscar du
Meilleur acteur pour son personnage de rugbyman, sport que le
comédien pratiqua d'ailleurs avec un certain succès dans son
jeune âge. Antonioni l'utilise alors presque aussitôt à contre-
emploi dans Le désert rouge, Huston en fait le Caïn de sa
Bible et, après avoir incarné le roi Arthur dans Camelot
(Golden Globe du Meilleur acteur), Harris assume le rôle-titre
du Cromwell de Ken Hughes, face à Alec Guiness. Son
interprétation du captif d'Un homme nommé Cheval, où il
subit de très intenses séances de torture, est un sommet de
performance d'acteur. Il sera bien évidemment des deux suites
de ce film.
En 1969, Richard Harris s'essaye à la réalisation avec
Bloomfield (également titré The Hero), tourné en Israël avec
Romy Schneider. Les années 70 seront éminemment
“transgenre” pour le très international Irlandais, qui surfe entre
film catastrophe (Terreur sur le Britannic), film de guerre
(Les oies sauvages) ou romance moyenâgeuse (La rose et la
flèche). Passage à vide dans les années 80 avant le retour en
grâce, via son Irlande natale et The field de Jim Sheridan, pour
lequel il est nommé à l'Oscar du Meilleur acteur. Propriétaire
terrien dans l'Afrique du Sud de 1946 dans Pleure, ô mon pays
bien-aimé, grand industriel inquiétant dans Smilla ou
inventeur fou d'une machine à raser les forêts sibériennes dans
Le barbier de Sibérie, Richard Harris, à près de 70 ans,
incarne encore avec régularité les vieillards un peu
excentriques. On l'annonce depuis près de cinq ans au
générique de La voie royale, gigantesque saga que doit réaliser
Andrei Konchalovsky. Il tient aujourd'hui le rôle de Marc-
Aurèle dans Gladiator, de Ridley Scott.
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