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Lee J. Cobb
| Biographie |
Comédien américain qui, enfant, est déjà un virtuose du violon et son père, compositeur, l'encourage à continuer dans cette voie. Malheureusement, une chute malencontreuse à quinze ans ruine définitivement ses espoirs de faire une carrière dans la musique : un poignet brisé et une fracture qui guérira mal... Il décide alors de devenir comédien. Sa mère lui fait apprendre un métier dans la comptabilité à l'université, mais la nuit, il préfère suivre des cours d'art dramatique.
Venu en Californie en 1931, il monte enfin sur les planches de la célèbre Pasadena Playhouse. Quatre ans plus tard, il se fait engager par le très progressiste Group Theatre de New York. Sa carrière théâtrale culminera en 1949 avec sa création du personnage de Willy Loman dans, d'Arthur Miller, mis en scène par Elia Kazan à Broadway, qui lui vaut deux années de triomphe. Devenu à son tour metteur en scène, il sera également un mémorable roi Lear en 1969.
Au cinéma, alors que ses débuts remontent à 1937, il ne se fera vraiment connaître qu'après sa démobilisation grâce à Kazan, qui lui confie le rôle du policier de «Boomerang» (1947). Au début des années cinquante, toutefois, sa carrière est sérieusement compromise par sa comparution devant la Commission des Activités Anti-Américaines qui l'accuse d'avoir été inscrit au Parti Communiste à l'époque où il appartenait au Group Théâtre.
C'est à nouveau son ami Kazan qui lui redonne sa chance en lui permettant de camper l'un de ses personnages les plus remarqués, celui du gangster chef de syndicat de «Sur les quais» pour lequel il ratera de peu l'Oscar du Meilleur Second rôle Masculin. En 1958, Lee J. Cobb est à nouveau nommé à l'Oscar pour sa création du père dans «Les frères Karamazov».
Mais sa composition la plus remarquée à cette époque aura été, face à Henry Fonda, celle du juré violent et déchiré de «Douze hommes en colère». Il sera également très populaire à la télévision en incarnant le juge Henry Garth dans la série «Le Virginien».
Son dernier rôle célèbre sera celui du policier de «L'exorciste». De santé délicate, il avait été victime d'une déficience vasculaire à la suite de ses ennuis avec le maccarthysme. Il est mort d'une crise cardiaque le 11 février 1976, à l'âge de 64 ans.
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