J'ai eu la chance de découvrir John Waters à Budapest, au milieu des années 90: Steve, un ami Briton m'a emmenée voir Pink Flamingos au Blue Box (devenu Kultiplex, et toujours Kinizsi u. 28). Horrifiée, je lançais des regards alarmé en direction de Steve écroulé de rire pendant la séance (remplie de Hongrois transportés.) Cette même semaine, j'ai bravé la neige pour retourner voir le film, en trainant un ami français, Olivier. Il était horrifié et grimaçait de douleur à la sortie du cinéma. Puis le film a fait son effet, comme souvent avec les films de John Waters et je crois bien qu'il a à son tour emmené quelqu'un devenir fou de bonheur. Ce cinéma à Budapest était extra. On pouvait voir des films enfouis dans des sofas et boire. Des films de John Waters étaient souvent à l'affiche, tout comme des films de Hal Hartley (?!) et le désopilant classique de Tom DiCillo, qui semblait jouer à longueur d'année, allez savoir pourquoi: Ca tourne à Manhattan (pour un petit flashback nostalgique dans les années 90, cliquez sur cette relique de site Web!)
I was lucky to discover John Waters back in Budapest in the mid-'90s: Steve, a British friend, took me to see Pink Flamingos at the Blue Box (now Ku
x, still on Kinizsi u. 28). I was appalled and threw very alarmed looks at Steve cracking up during the entire screening (packed with elated Hungarians). That same week, I braved the snow to go to see it again, dragging a French friend, Olivier, on the way. He was appalled and grimaced in pain on the way out. Then it grew on him the way John Waters movies do, and I guess he took someone else to go insane with happiness. This Budapest movie house was so awesome because you could watch movies on old couches. You could drink. John Waters movies were playing often, as well as Hal Hartley movies (?!) and Tom DiCillo’s hilarious classic, Living in Oblivion (check out this relic of a website for 90s nostalgia!), which was always on in this town, for some reason.
Donc ce blogue du nouveau John Waters est réconfortant et un bon vecteur d'effeverscence d'ici la sortie, le 24 septembre ici (pas de date encore en France). Ce serait encore plus fab si le Prince du Vomi pouvait publier quelques articles de son cru. Il est un brillant chroniqueur et devrait écrire davantage, comme il le faisait auparavant pour Rolling Stone ou National Lampoon. Les première critiques du film le comparent à American Pie …et évoquent une scène de bouche à bouche avec un écureuil. Hollywood Reporter y voit "incontestablement, son film le plus outrageux depuis l'époque grisante de 'Pink Flamingos'. Mais je dirais que les livres de John Waters sont encore meilleurs que ses films. "Crackpot, the obsessions of John Waters” (1987) est à ne pas manquer, tout comme sa magnifique biographie Shock Value. Crackpot démarre avec un chapitre sur une visiste à Los Angeles, où je vis depuis six ans. Extraits:
"Los Angeles est tout ce qu'une grande ville américaine devrait être: riche, exhilarante, d'un goût discutable et vibrante de faux glamour.”
“Il est temps de louer une voiture, de baisser les vitres et d'anticiper nos premières émotions fortes: les autoroutes. On s'y amuse tellement qu'elles devraient être payantes. Pas de panique lors des zig-zags à travers six voies à grande vitesse: le décalage horaire disparait en un rien de temps.”
“Remplissez vos poumons de smog et appreciez votre chance, car il n'y a qu'à L.A. où vous pouvez apercevoir un soleil vert ou une lune marron.”
“Ne regardez jamais les piétons: ils sont les tristes figures de L.A., ceux qui se sont
t à American Pie …et évoquent une scène de bouche à bouche avec un écureuil. Hollywood Reporter y voit "incontestablement, son film le plus outrageux depuis l'époque grisante de 'Pink Flamingos'. Mais je dirais que les livres de John Waters sont encore meilleurs que ses films. "Crackpot, the obsessions of John Waters” (1987) est à ne pas manquer, tout comme sa magnifique biographie Shock Value. Crackpot démarre avec un chapitre sur une visiste à Los Angeles, où je vis depuis six ans. Extraits:
"Los Angeles est tout ce qu'une grande ville américaine devrait être: riche, exhilarante, d'un goût discutable et vibrante de faux glamour.”
“Il est temps de louer une voiture, de baisser les vitres et d'anticiper nos premières émotions fortes: les autoroutes. On s'y amuse tellement qu'elles devraient être payantes. Pas de panique lors des zig-zags à travers six voies à grande vitesse: le décalage horaire disparait en un rien de temps.”
“Remplissez vos poumons de smog et appreciez votre chance, car il n'y a qu'à L.A. où vous pouvez apercevoir un soleil vert ou une lune marron.”
“Ne regardez jamais les piétons: ils sont les tristes figures de L.A., ceux qui se sont fait enlever leur permis en conduisant ivres.”
So, this film blog for a new John Waters production is soothing news and a good simmering preparation until the release date, Sept 24 here (no date for France, yet). I would love it even more if the Prince of Puke could post a few articles himself. He’s a brillant chronicler and should write more like he used to for Rolling Stone or National Lampoon. The first reviews of his new movie compare it to American Pie … and tell about “a mouth-to-mouth with a squirrel” scene. Hollywood Reporter calls it "unquestionably his most outrageous film since those heady "Pink Flamingos" days." But the books, in my mind, top all of his films. “Crackpot, the obsessions of John Waters” (1987), is a must-read, as is his magnificent biography Shock Value. Crackpot opens with an essay about Los Angeles, where I’ve been living for the past 6 years. Excerpts:
"Los Angeles is everything a great American city should be: rich, hilarious, of questionable taste and throbbing with fake glamour.”
“It's time now to rent a car, roll down the windows and prepare for your first big thrills: the freeways. They're so much fun, they should charge admission. Never fret about zigzagging back and forth through six lanes of traffic at high speeds: it erases jet lag in a split second.”
“Breathe in that smog and feel lucky that only in L.A. will you glimpse a green sun or a brown moon.”
“Never look at pedestrians: they're the sad faces of L.A., the ones who had their licenses revoked while driving impaired.”
On peut imaginer que John Waters raffole d'Angelyne, la poupée blonde au tour de poitrine avantageux, devenue une célébrité de L.A. et "connue pour n'avoir absolument rien fait", mais non. Elle a un défaut calamiteux, dit-il: "aucun sens de l'humour sur elle-même."
And you would think that John Waters loves Angelyne, the blond, doll-like, big-chested L.A. celebrity “famous for abolutely nothing,” but nope. She has a fatal flaw, he says: “no sense of humor about herself.”