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Aaah, impériale Maggie Smith ! Peu connue du grand public, elle est néanmoins LA vieille aristo déssechée préférée du cinéma anglais, portant chignon et robes strictes, voire porte-cigarette et tasse de thé. Née dans le comté d'Essex, en Angleterre, le 28 décembre 1934, elle suit toute la famille, quatre ans plus tard, qui s'installe à Oxford afin de se protéger des bombardements nazis. Malgré l'orientation intellectuelle de la famille (le père est un universitaire qui fait de la recherche en médecine), la jeune Maggie quitte les bancs de l'école à 16 ans et intègre, en 1951, la Oxford Playhouse School, où elle apprend les rudiments de l'art dramatique. Un an plus tard, elle tient son premier rôle dans "La nuit des rois" de Shakespeare, et agrandit rapidement son répertoire : elle s'engage dans la comédie musicale, faisant sensation dans "Oxford Accents" au New Watergate de Londres. Le succès est rapide, et la comédienne enchaîne les pièces. Précise, brillante, elle comprend qu'elle a tout intérêt à se démultiplier : entre le prestigieux mais sérieux Old Vic Theatre et la comédie musicale, son cœur balance. Elle tiendra son premier rôle dans le prestigieux quartier du West End en 1963, à l'a
he de "Mary Mary", une pièce qui la fait remarquer de Laurence Olivier, qui la prend sous son aile au sein de la Royal National Theater Company. Désormais premier rôle sur scène, la comédienne commence doucement à se tourner vers le cinéma, débutant tout en bas du générique pour trouver son premier grand rôle dans la comédie d'espionnage Go to Blazes. A partir du milieu des années 60, les choses s'arrangent nettement : elle est amoureuse de Richard Burton dans The V.I.P.s, pique le mari d'Anne Bancroft dans Le mangeur de citrouilles, incarne une libraire tombant amoureuse du poète Sean O'Casey dans Le jeune Cassidy, et est une extraordinaire Desdémone dans Othello, pour lequel elle est nominée à son premier Oscar. Sa carrière se poursuit tranquillement entre le cinéma léger (Guêpier pour trois abeilles, Hot Millions) et le théâtre, souvent au sein du Old Vic ("Hedda Gabler", "Trelawney of the Wells"). Elle épouse le comédien Robert Stephens en 1967, avec lequel elle fait régulièrement tandem sur scène comme sur grand écran, notamment dans ce qui reste un de ses films les plus célèbres, Les vertes années de Miss Brodie. Dans le rôle-titre, elle incarne un professeur dans une école de jeunes filles, auxquelles Miss Brodie enseigne le culte du beau, et qu'elle emmène prendre le thé chez son amant. Dans ce rôle de femme anti-conformiste, séduisante et dangereuse, l'actrice est inoubliable. Elle décrochera d'ailleurs son premier Oscar pour ce film. Sexuellement insatiable dans Dieu que la guerre est jolie, flamboyante et extravagante dans Voyages avec ma tante (nouvelle nomination aux Oscars). Séparée de Stephens en 1975 au terme d'une tournée théâtrale ("Private Lives" de Noel Coward), elle se ressource en se consacrant majoritairement à la scène à la fin des années 70, excepté quelques comédies policières (Murder by Death, Mort sur le Nil) et California Hotel, où, dans le rôle d'une actrice ratée, Maggie Smith empoche... son second Oscar ! Dans la fleur de l'âge, Maggie Smith commence à endosser les rôles qui vont la marquer pour les vingt prochaines années : ceux d'une aristocrate pincée, femme du monde intransigeante et frustrée, à l'image du chaperon d'Helene Bonham Carter dans Chambre avec vue ou de la mère supérieure du couvent de Sister act et de Sister act, acte 2, sans doute son personnage le plus populaire à ce jour. C'est donc sans surprise que durant ces dernières
, auxquelles Miss Brodie enseigne le culte du beau, et qu'elle emmène prendre le thé chez son amant. Dans ce rôle de femme anti-conformiste, séduisante et dangereuse, l'actrice est inoubliable. Elle décrochera d'ailleurs son premier Oscar pour ce film. Sexuellement insatiable dans Dieu que la guerre est jolie, flamboyante et extravagante dans Voyages avec ma tante (nouvelle nomination aux Oscars). Séparée de Stephens en 1975 au terme d'une tournée théâtrale ("Private Lives" de Noel Coward), elle se ressource en se consacrant majoritairement à la scène à la fin des années 70, excepté quelques comédies policières (Murder by Death, Mort sur le Nil) et California Hotel, où, dans le rôle d'une actrice ratée, Maggie Smith empoche... son second Oscar ! Dans la fleur de l'âge, Maggie Smith commence à endosser les rôles qui vont la marquer pour les vingt prochaines années : ceux d'une aristocrate pincée, femme du monde intransigeante et frustrée, à l'image du chaperon d'Helene Bonham Carter dans Chambre avec vue ou de la mère supérieure du couvent de Sister act et de Sister act, acte 2, sans doute son personnage le plus populaire à ce jour. C'est donc sans surprise que durant ces dernières années, alors qu'elle n'a jamais abandonné le théâtre, elle apparaisse surtout, au cinéma, dans des films d'époque : le Richard III iconoclaste de Richard Loncraine, le très select Thé avec Mussolini de Franco Zeffirelli... sans oublier, tout de même, qu'elle fut une Wendy âgée très émouvante dans le Hook de Spielberg. Récemment admirée par des millions d'enfants pour avoir été le professeur de transformation Minerva McGonagall (sévère, mais juste) dans Harry Potter à l'Ecole des sorciers (et sa suite en tournage), Maggie Smith incarne aujourd'hui, dans Gosford Park, la vieille comtesse Constance Trentham, accrochée à son éventail et à ses privilèges très “old England”. A la fois cocasse et pathétique dans le rôle, la comédienne semble se faire une joie de toutes ces vieilles dames qu'elle fait flirter avec la caricature. Après deux Oscars, huit BAFTAs, trois Golden Globes, un Tony Award et trois Variety Club Awards, lady Maggie Smith aurait bien tort de ce priver de ces menus plaisirs...
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